Un kawabaori (manteau de pompier en cuir) décoré de lièvres sautant parmi les vagues et portant l'Ishikawa mon (écusson familial) au revers.
Japon 19e siècle Période Edo
Dimensions : L. 108 cm x l. 132 cm : L. 108cm x L. 132cm (42¾" x 52")
Ces manteaux en peau de cerf ou en peau importée de buffle d'Inde étaient portés par les pompiers de la classe des samouraïs pendant la période Edo. Organisé en brigades, chaque groupe avait ses propres insignes, son propre nom et sa propre hiérarchie. Après avoir combattu le feu avec succès, les pompiers revêtaient leurs plus beaux manteaux pour un défilé de célébration à travers la ville ou le village.
Le motif de ces robes a été créé à l'aide d'un procédé de fumage particulier qui semble avoir été introduit au Japon depuis l'Inde au cours de la période Momoyama (1568-1603). Cette technique permet de colorer le cuir et de le rendre imperméable. Avant le processus de fumage, de la pâte de riz est appliquée à l'aide d'un pochoir sur la surface, créant ainsi un motif réservé en blanc sur le cuir brun fumé.
Le lièvre et la lune sont souvent associés dans le folklore de l'Asie de l'Est. Les légendes japonaises décrivent les ombres sur la surface de la lune comme des lièvres pilant des mochi (gâteaux de riz gluant), tandis qu'un ancien conte taoïste chinois parle d'un lièvre résidant dans la lune et pilant des herbes magiques afin de fabriquer l'élixir de vie éternelle. Au Japon, la pleine lune et le lièvre sont associés à l'automne, période où la lune est censée briller le plus. Le lièvre est également associé à la mer et aux grandes marées, un autre phénomène naturel causé par le cycle lunaire.










